Surface habitable, surface de plancher et emprise au sol
Trois surfaces reviennent dans tous les projets de construction, et elles ne servent pas aux mêmes démarches. Voici comment les distinguer.
L'emprise au sol
C'est la projection verticale de la construction sur le terrain, murs extérieurs compris. Elle sert aux règles du PLU (par exemple un coefficient d'emprise) et aux seuils d'autorisation.
La surface de plancher
Elle additionne les surfaces de plancher closes et couvertes de chaque niveau, d'une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 m, mesurées au nu intérieur des murs, après déduction notamment des trémies et des surfaces de stationnement. Elle sert à déterminer la démarche d'urbanisme (déclaration préalable, permis) et le recours à un architecte.
La surface habitable
Elle se calcule à partir de la surface de plancher en retirant en plus les cloisons, marches et cages d'escalier, gaines et embrasures de portes et de fenêtres, et ne compte pas les garages, caves, terrasses ou parties d'une hauteur inférieure à 1,80 m. Elle sert pour la vente et la location d'un logement.
Un exemple
Une maison de 10 m × 8 m à un niveau, avec des murs de 20 cm : l'emprise au sol est de 80 m² et la surface de plancher approchée de 69,2 m² ((10 − 0,4) × (8 − 0,4) × 1). Avec un étage identique, la surface de plancher double alors que l'emprise reste la même. Le calculateur le fait avec vos dimensions.
Questions fréquentes
Un garage compte-t-il ?
Il compte dans l'emprise au sol. Dans la surface de plancher, les surfaces aménagées pour le stationnement sont déduites, et il n'entre pas dans la surface habitable.
Quelle surface choisir pour une annonce ?
Pour la vente ou la location, c'est la surface habitable qui est utilisée.